Ne pas scolariser nos enfants : d’où nous vient cette (folle) idée?

Instruire ses enfants en se passant du système scolaire tel que nous l’avons connu étant jeune?

Quel drôle d’idée me diriez vous! C’est exactement ce que j’ai répondu à mon mari lorsqu’il m’a exposé sa pensée…

C’était un soir de 2013, notre ainée Alice était âgée d’un peu plus d’un an et sa petite sœur Claire-Line était logée au creux de mon ventre…

Lors d’une conversation, comme nous en avions tant avec mon mari sur notre avenir et surtout sur celui de nos enfants, ce dernier m’y a glissé son avis sur le système scolaire français et son envie de faire “autrement”.

Ma première réaction a été la surprise et le questionnement : comment pouvons nous faire autrement et surtout en avions nous le droit? Nous en avions jamais parlé avant!Comme beaucoup, je pensais, à tort, que l’école était obligatoire dans notre pays. J’avais bien vu quelques témoignages à la télévision, mais il me semblais que ce droit d’instruire autrement était accordé à une minorité comme les gens du voyage ou les enfants en situation d’handicap.

C’est alors que David m’a exposé les avantages qu’il trouvait à faire l’école à la maison aux enfants. Ma première crainte, comme beaucoup de nos proches à été le manque de sociabilisation, l’isolement…

{Je vous exposerais en détail les avantages et les inconvenants que nous  trouvons à notre mode d’instruction plus tard, dans un article spécial}

Je me souviens ne pas avoir beaucoup dormi cette nuit là, mais avoir beaucoup réfléchi!

Dès le lendemain, j’ai recherché quelques informations via Internet.

En 2013, je n’utilisais ni les blogs, ni les réseaux sociaux (j’avais seulement un profil Facebook personnel). J’ai peiné à trouver des textes de lois et encore plus des témoignages de familles IEFeuses. Je lisais ces derniers sur quelques blogs comme des trésors : leurs vécus et surtout leurs reculs étaient important pour moi.

A la bibliothèque, j’ai trouvé peu de livre sur le sujet. Aujourd’hui, les pédagogies alternatives, le développement de l’enfant sont des sujets à la mode, beaucoup moins il y a 6 ans.

J’ai rencontré quelques mamans et leurs enfants. Je me retrouvais dans les discours de certains parents, mais j’ai également pris conscience de ce que je ne souhaitais pas faire!

Je pense que, pour n’importe quel sujet d’ailleurs, il faut prendre ce qui nous corresponde, et laisser ce qui ne nous convient pas. C’est exactement ce que j’ai fais durant ce cheminement vers l’instruction en famille.

J’avais besoin de me rassurer…

Plus mes recherches avançaient, plus je découvrais des pédagogies alternatives qui me plaisaient et qui raisonnaient en moi!

Et puis… j’ai dis oui!

Après de longs mois de réflexion, nous avons alors envisager de scolariser nos filles seulement en classe de CP. Mon mari était convaincu que cette aventure durerais bien plus longtemps, alors que moi, terrifiée par l’apprentissage de la lecture, me raccrochait à cette possibilité de les scolariser plus tard.

Nous avions l’occasion de le faire : je débutais alors un congé parental de 3 ans.

Mais finalement, il n’y a pas eu de début de l’IEF. Nous avons tout simplement continuer ce que nous faisions avec les enfants : parler, jouer, cuisiner, se balader avec eux et leurs proposer quelques activités : passer du temps de qualité! Les cahiers sont arrivés plus tard…

Sabine

12 commentaires

  1. Merci pour ton témoignage Sabine. Je suis curieuse de savoir les pour et les contres pour voir si on pense pareil. Moi je débute en ief depuis février avec ma fille de 5 ans qui était en grande section.

    • Claire-Line a aujourd’hui 5 ans, et est officiellement en MS pour cette année scolaire (même si je m’adapte à son niveau et ses demandes)
      À très vite!
      Sabine.

  2. Merci pour ton retour Sabine!

    Eh bien moi, c’est avec tes vidéos que j’ai découvert l’IEF et que nous nous sommes décidés! Ça convient à Lilas, 4 ans, et ça colle avec notre mode de vie (déménagements plus ou moins réguliers pour le travail du Papa).
    Le plus dur, c’est de lâcher prise sur ce que j’avais imaginé: un planning de travail quotidien ! Puis avec un deuxième enfant qui arrivera, je me demande comment je gérera…

    Enfin pour l’instant, je m’adapte aux besoins de Lilas et on avance à son rythme!

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